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Du beau monde pour l’avant-première de « Hors-la-loi » à Alger : Bouchareb vise les Oscars à Hollywood Il y avait du beau monde jeudi 7 juillet à Alger pour l’avant première mondiale du film « Hors-la-loi » du réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb. Ministres, apparatchiks, députés, artistes et intellectuels se sont précipités à la salle El Mougar pour assister à la projection de film qui a concouru en compétition officielle de la 63e édition du Festival de Cannes du 12 au 23 mai dernier.Tous les acteurs étaient présents (Roshdy Zem, Bernard Blancand, Samir Gasmi, Chafia Boudraâ, Mustapha Djemdjam et Ahmed Benaïssa) à l’exception de Sami Bouadjila retenu pour cause de tournage. Même Djamel Debbouze qui n’avait pas obtenu de visa en 2006 à l’occasion de la projection d’ « Indigènes » du même réalisateur, était là.
Costa Gavras et son épouse Michelle, le réalisateur Djamel Bensalah, Richard Djoudi, producteur, Philipe Faucon, réalisateur et producteur du long métrage « la Trahison », Amor Hakar réalisateur de « Cartouches Gauloises » y étaient présents ainsi que l’avocat Jacques Vergès. Plusieurs intellectuelles, producteurs, scénaristes et auteurs français qui avaient signé la lettre de soutien au réalisateur Bouchareb ont fait le déplacement à Alger.
Khalida Toumi, ministre de la Culture, a fait l’éloge du film dans une courte déclaration à la presse : « C’est l’avant-première mondiale et ça se passe en Algérie, affirme-t-elle. « Hors-la-loi » est un film de fiction, il faut le rappeler, et grâce à cette fiction qui raconte la vie d’une famille et ce qu’elle a vécu sur le sol ennemi, la France découvre les souffrances des toutes les personnes qui vivaient là-bas. Le combat n’a pas été vain. La vérité ne peut pas être enterrée définitivement ! »
Lors de sa projection au festival de Cannes, le film avait soulevé une vive polémique en France. Certains nostalgiques de « L’Algérie Française » ont contesté le contenu de cette fiction qui raconte l’histoire de trois frères, Messaoud, Abdelkadet et Said, aux destins différents mais qui liés par une cause commune : l’indépendance de l’Algérie. S’exprimant devant un parterre de journalistes, Bouchareb est revenu jeudi sur son film : « L'histoire m'intéresse beaucoup, dit-il. J'ai eu l'honneur de rencontrer des anciens membres de la Fédération de France du FLN qui m'ont apporté des témoignages poignants sur l'époque de la colonisation française. J'ai également vu beaucoup de documentaires et d'images sur la guerre d'Algérie. Donc, je me suis dit, voilà, le moment est venu pour faire un film la dessus.»
Outre le cachet culturel que revêt cet événement, cette projection vise un autre objectif : inscrire le film pour les prochains Oscars qui se dérouleront en mars 2011 à Hollywood, Los Angeles (Etats-Unis). C’est ce qu’a révélé le producteur et associé Jean Bréhat. Selon le règlement de l’Académie des Oscars, un film n’est éligible à cette compétition que s’il est présenté dans le pays candidat à l’inscription. Comme Rachid Bouchareb a opté pour l’Algérie pour la nationalité de son film, il était donc primordial que l’avant-première se fasse à Alger. L’Algérie a participé à hauteur de 20%, à savoir 40 milliards de centimes, dans la production de ce film. « Hors-la-loi » sortira en France le 22 septembre 2010.
Source: DNA |